Un pied dans la tombe

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Un pied dans la tombe

Message par Alrun d'Atremont le Jeu 27 Oct - 11:39

Alrun ne quittait guère plus la cathédrale des ténèbres depuis qu'elle était entré au service du Baron et en ce crépuscule, alors qu'elle se tenait au haut des marches qui surplombaient la cours de Corp'Rethar, un étrange rictus se dessinait sur ses lèvres...

Tout juste une semaine plus tôt, ils étaient allés relever un héro de la Lumière, en plein monastère écarlate. Culotté, elle adorait ça. Et la nouvelle commençait à courir, à galoper aussi vite qu'une nuée de mouche vers un cadavre pourrissant ; Le dernier des quatre cavalier allait être relevé.
Le jeune femme jubilait intérieurement, ce dernier acte serait sans doute celui qui paraîtrait le plus impardonnable de tous aux yeux de ces fichus Lumineux, et tant mieux. Il serait aussi probablement le plus dangereux à mettre en œuvre. Pas de place pour le doute, cela écartera simplement les faibles, pour ne laisser que les forts.

Admirant l'animation qui semblait reprendre au rythme d'un cadavre qui se relève au bas des marches, Alrun songeait aux répercutions que cela entrainerait. L’ascension du Fléau était de nouveau en marche, et portée par la Lame d'Ebène qui plus est, quelle douce revanche...

Notre pouvoir s'étend, lentement, insidieusement et inexorablement. Nous instaurons l'insécurité et la peur dans vos lit, dans vos maisons, dans vos ruelles, dans vos cours d'eau, dans votre pain, dans vos boissons, vous la mangez, sans vous en rendre compte, c'est ça mâchez, avalez, riez... Dans vos rêves quand vous dormez, vous allez céder et abandonner. Nous enverrons la peste sur toutes les feuilles, dans tous les prés jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien de vert. La mort n'est une fin que pour les faibles, elle est un commencement pour les autre. Inévitable, vous y viendrez tous, alors prenez les devants. Trop de vivants...

Le vent fouettait son visage, mais elle ne ressentait pas la morsure du froid. Elle restait des heures debout à contempler ce monde qui était en train de basculer dans l'ombre, d'abord pour la nuit, bientôt pour la vie, et à la fin, l'éternité.

Les Quarte Cavaliers arrivent, et avec eux, le glas de l'humanité telle qu'on la connait. Le vent a déjà tourné, sentez, hommes, femmes, enfants, l'odeur de la pestilence et de la mort, courrez, rien n'échappe au temps, et le temps ne compte plus lorsque nous sommes déjà mort.


Un dernier sourire, ou ce qui semble en être, puis Alrun tourne les talons pour retourner auprès du Baron. C'est une bonne année.
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Alrun d'Atremont

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